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// Exposition ART2017 du 29 juillet 2017 au 22 septembre 2017

Cette année, doual’art a décidé de donner carte blanche à une jeune commissaire d’expositions, Aude Christel Mgba pour l’exposition portes ouvertes des grandes vacances 2017

ART2017 propose une exposition collective de 7 jeunes artistes camerounais (dont deux femmes) qui investissent l’espace par la fraicheur de leurs propositions : Boris Anje, Wilfried Mbida, Tally Mbok, Yvon Ngassam, Evelyne Nkolo Minko’o, Marc Padeu, et Angu Walters.

Les travaux ont été choisis non sur la base d’un thème imposé, mais pour la diversité de leurs sensibilités. Certaines seront connues, d’autres à découvrir. Les oeuvres multimédia sont présentées sur des supports très variés : 16 peintures à huile, à l’acrylique sur toile et sur tissus en viseline, dont 3 compositions sonores destinées à accompagner le spectateur dans sa lecture ; 19 photographies en noir et blanc montrées en diaporama et 1 vidéo d’art accompagnée de textes disposés à même le sol. Les écritures, à la technique assez maitrisée, oscillent entre le réalisme, la figuration et le surréalisme. Les artistes dans cette pluralité de style et dans des écritures chromatiques singulières abordent des sujets plus ou moins proches.

Tally Mbok nous emporte, à travers un voyage pictural et sonore, dans les légendes des descendants du peuple de l’eau, les Sawa. Nous auraient-ils un jour révélé le processus et les contours du rituel Jengu ? Qui se cache donc sous ce masque bleu ? Mona Lisa se serait-elle réincarnée dans le corps d’une « bombe » africaine ? Dévoilant ainsi sa poitrine qui étouffe dans cette robe rouge ? Qui es-tu belle dame ? Tu t’es bien payé nos « gueules ». Tant de siècles après que ton maître t’ait donné la vie, ton secret reste entier. Et maintenant tu es réinventée un livre à la main ! Ton mystère y serait-il inscrit ? La recherche de la Vérité est continuellement renouvelée et sa quête infinie.

Le travail de Marc Padeu questionne la mémoire du passé et le rapport au spirituel dans nos sociétés africaines actuelles. L’Afrique porte encore sur elle le poids lourd du christianisme, un héritage de la colonisation. Le Christianisme et le traditionnel ? Partageraient-ils le même repas dans ce vase énigmatique symbole de perfection, d’amour et de connaissance, le Saint Graal. L’histoire du christianisme serait-elle une pâle copie de cosmogonies africaines ?

Evelyne Nkolo MInko’o porte la parole d’une jeunesse perdue au milieu du désordre qui règne dans nos villes. Embouteillages automobiles par
ci, poubelles balancées par-là, manque de voies bitumées, absence d’une éducation à la conduite, et la confusion s’installe. Et alors nait cet incivisme devenu une seconde nature, une culture.

Yvon Ngassam présente la population de Brazzaville qui fait face à toutes ces situations traumatiques négligées par les pouvoirs publics et politiques, et qui s’est fabriquée des moyens de résiliences, des catalyseurs leur permettant de s’évader et de fuir la réalité. La sape, un mouvement populaire où les hommes travaillent dur pour s’acheter des vêtements tandis que leurs familles croupissent dans la misère.

Parmi les moyens de résiliences, que les sociétés se fabriquent, Boris Anje questionne la dépendance aux nouvelles technologies de l’information et de la communication et invite à une Halte car la Société semble être habitée par des narcissiques somnambules.

Néanmoins la vie poursuit son cours chez d’autres. Angu Walters, nous raconte à l’aide d’une ambiance de rêve, la course d’un cycliste qui ne lâche prise malgré son rang et le combat de la femme qui porte son fardeau, ses douleurs dans l’intimité pour la survie et l’épanouissement de sa progéniture innocente dans la beauté de ses vêtements.

Quant à Wilfried Mbida, elle nous convie à l’évaluation du rythme et de la plénitude de la vie de l’être l’Humain qui n’existe ici qu’à travers des mots. Les mots nous livrent par un jeu de plein et délié, d’ouverture et fermeture, les textes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.Votre voyage au coeur de cette exposition sera une rencontre. C’est une invitation à la découverte de nouvelles écritures.

Sans doute y a-t-il encore du chemin à parcourir pour certaines d’entre elles, mais ne dit-on pas que « les voyages forment la jeunesse » ? Nous sommes certains que chacune de ces signatures vous conduira, quel que soit votre profil, à une conversation avec les artistes. C’est le deal.

ART2017 sera ouverte du 29 juillet au 22 septembre 2017 à l’Espace doual’art.

Aude Christel Mgba, Commissaire de l’exposition




// Expositions

L’Espace doual’art est principalement ouvert aux travaux d'artistes visuels sélectionnés par la direction artistique de doual'art ou sur proposition de curateurs indépendants.

En moyenne 7 expositions sont produites chaque année. Y sont présentés les travaux les plus récents, les plus expérimentaux de créateurs contemporains du Cameroun et du reste du monde.